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ChroNicNet 12

La chronique du Net' orientée cyberterrorisme

L'affaiblissement ou l'élimination d'un adversaire est possible grâce à un usage habile d'une rumeur ponctuelle ou répétitive savamment diffusée.

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Le Sénat a adopté lundi 29 mai, en deuxième lecture, la loi sur la liberté de communication en y apportant quelques modifications propres aux responsabilités des intermédiaires techniques (fournisseurs d'accès et hébergeurs). À l'issue du vote, il apparaît que l'hébergeur, à l'instar du médecin ou de l'avocat sera tenu au secret professionnel. Interdiction de fournir les coordonnées réelles d'une personne qui se cache sous un pseudo à moins que ces coordonnées ne soient réclamées par les autorités judiciaires. Le texte sera étudié en troisième lecture à l'Assemblée en juin. ZDNet 01.06.2000 Un informaticien indien a été arrêté à New Delhi sous l'accusation d'avoir volé 100 heures d'accès à l'internet. Cette arrestation, qui a été opérée mercredi, est une première dans la capitale indienne, a indiqué la police. L'homme, dont l'identité n'a pas été révélée, est accusé d'avoir accédé au compte ouvert par un officier à la retraite auprès de la compagnie de télécom d'Etat VSNL et dont il connaissait le code d'accès, l'ayant lui-même ouvert pour ce client. "Nous avons des preuves de la part de VSNL que ce compte a été utilisé illégalement", a déclaré à la presse Dinesh Bhatt, responsable de la branche crimes économiques de la police de New Delhi. Selon une loi adoptée le mois dernier par le parlement indien, l'accès sans autorisation à des informations électroniques est un crime. Le piratage informatique est passible d'amendes allant de 200.000 roupies (4.600 dollars) à 10 millions de roupies (233.000 dollars) et jusqu'à trois ans de prison. AFP 01.06.2000 Web.net, un portail internet canadien hébergeant 700 organisations caritatives, a fait les frais d'une nouvelle forme de cyber-criminalité: le détournement de site. Des "pirates du Net" ont court-circuité en début de semaine le courrier électronique du site et modifié la base de données de Network Solutions, la société qui enregistre les noms de domaine (adresses internet), changeant plusieurs fois le nom du propriétaire pour brouiller les pistes. Ils ont ensuite aiguillé tout le trafic de web.net vers un autre site, reserveme.com. Vendredi, web.net n'avait toujours pas repris le contrôle de son site. Celui-ci peut néanmoins récupérer ses courriers électroniques depuis mercredi, précise une responsable de Web Networks, le propriétaire légal de web.net. Reuters 02.06.2000
Selon un rapport publié le 1er juin par l'institut SANS (System Administration, Networking and Security), la majorité des intrusions ne passerait que par une dizaine de failles de sécurité connues. Beaucoup d'administrateurs, confrontés à plus de 500 problèmes potentiels, ne savent pas vraiment quels sont les risques les plus répandus parmi ceux qui peuvent courir.JDNet 03.06.2000 Le projet de loi du gouvernement britannique autorisant la surveillance du courrier électronique pourrait faire obstacle aux ambitions de la Grande-Bretagne de devenir un centre influent de commerce électronique, a averti la Chambre de commerce britannique (BCC). Selon la BCC, les internautes pourraient intenter des procès en responsabilité civile aux sociétés internet s'ils estiment que la confidentialité de leur correspondance électronique a été violée lors d'une enquête de police. De tels risques pourraient dès lors pousser les fournisseurs d'accès à s'installer ailleurs qu'en Grande-BretagneReuters 05.06.2000 Une nouvelle forme de virus informatique visant les utilisateurs de téléphones portables espagnols, leur envoyant un e-mail insultant à l'égard d'un opérateur téléphonique, illustre ce que pourrait être la nouvelle menace pesant sur le monde des communications sans fil. Timofonica, le virus en question, a frappé les abonnés au service de téléphonie mobile Movistar, faisant défiler un message sur l'écran de leurs portables, rapportent des spécialistes en matière de sécurité informatique. "Ce virus ne représente pas une grande menace pour le grand public", explique Mikko Hypponen, directeur de recherche de la société finlandaise F-Secure, qui collabore avec Kapersky Lab, la firme à l'origine de la détection du virus. "Mais l'élément le plus important est qu'il agit dans le secteur des sans fil. Il s'agit du premier virus auquel nous ayons eu à faire qui vise les téléphones mobiles", a-t-il déclaré au cours d'une interview téléphonique. Les spécialistes de la sécurité informatique expliquent que le virus transmis par e-mail ne détruit aucun fichier informatique et tient davantage de la nuisance que du réel danger. Il semble limité à l'Espagne.Reuters 07.06.2000
Les pays du G8 adopteront une "charte des technologies de l'information" lors de leur prochain sommet sur l'île d'Okinawa au Japon, en juillet 2000, afin d'instaurer des règles internationales protégeant la libre concurrence ainsi que la défense de la vie privée et des droits intellectuels.Reuters 05.06.2000 La défense et la gendarmerie ont demandé un report du procès devant la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec qui a examiné le 6 juin les plaintes pesant sur Mafiaboy. Selon le procureur, Louis-Miville Deschênes, la défense a demandé de repousser le procès pour lui laisser le temps d'étudier les données collectées par les services de police. «Il y a 10 fois plus de données à venir», a affirmé Deschênes. Elles reposent sur 50 jours d'écoutes électroniques et chaque journée d'écoutes nécessite une quarantaine d'heures de travail, a ajouté le procureur. Ce délai est aussi réclamé par les gendarmes conscients que, pour constituer des preuves solides, l'analyse des logs de connexion allait être fastidieuse.Yahoo 09.06.2000 Les différents services de police autorisés à pratiquer des écoutes téléphoniques en dehors de procédures judiciaires éprouvent des difficultés croissantes en raison des évolutions technologiques et notamment de l'augmentation des portables. Les écoutes demandées par les ministères de la Défense, de l'Intérieur et des Douanes, concernent aujourd'hui des téléphones portables dans un cas sur trois, contre 12% en janvier 1999, selon la CNCIS. La Commission se pose aussi la question de l'absence de contrôle sur les demandes annexes des services de police, envoyées aux opérateurs en même temps que les réquisitions d'interception de lignes. Le "traçage" des mobiles, qui permet de savoir d'où a été passé un appel, "s'apparente à une filature", souligne la commission. La consultation des factures détaillées est également une forme d'intrusion dans la vie privée. Ces demandes devraient donc être motivées obligatoirement, comme les demandes d'interception de lignes, suggère la commission. La CNCIS souligne en revanche que les libertés concernant l'échange de messages ou de données sur internet ouvre de nouvelles possibilités pour les activités délictuelles. "La vulgarisation de ces moyens commence à être perceptible, elle peut servir à des agissements délictueux", souligne le rapport. Les services de police concernés peuvent certes intercepter mais doivent recourir à des experts et à des matériels extrêmement sophistiqués. Leur travail dans ce domaine échappe aux structures normales et donc au contrôle, souligne la CNCIS. Yahoo 08.06.2000
Des fichiers informatiques hautement confidentiels ont mystérieusement disparu du laboratoire américain de recherche sur les armes nucléaires de Los Alamos (sud-ouest), déclenchant une enquête de la sûreté fédérale. Des recherches étendues sont conduites depuis sur les ordinateurs, les coffres-forts et les différents aires de stockage des informations du laboratoire dont l'accès est extrêmement restreint en raison des travaux qui y sont conduits sur les armements nucléaires.AFP 12.06.2000 Le secteur de la publicité en ligne se dirige vers un accord avec les autorités américaines sur le respect de la confidentialité des données collectées sur internet. Des négociations sont en cours entre les publicitaires du web, le département américain du Commerce et la Commission fédérale du commerce (FTC) pour créer un cadre réglementaire sur le stockage de renseignements concernant les habitudes des internautes.Reuters 13.06.2000 America Online a annoncé vendredi 16 juin 2000 que des pirates avaient eu accès à un nombre non révélé de comptes de ses abonnés. Les auteurs de cette attaque ont envoyé aux gestionnaires du service clients d'AOL un courrier électronique avec une pièce jointe appelée "Trojan horse". Le téléchargement de cette dernière créait une connexion avec l'ordinateur de l'expéditeur qui pouvait ainsi accéder à quelques comptes d'abonnés. Reuters 17.06.2000
Un adolescent de 15 ans, un lycéen sans histoire mais un fou d'informatique, a été arrêté jeudi dernier au domicile familial de Montpellier par les gendarmes de la brigade de Thuir (Pyrénées - Orientales) qui enquêtaient depuis quatre mois sur des piratages sur Internet. L'enquête est partie d'une plainte déposée par une habitante de Thuir dont les comptes bancaires laissaient apparaître des retraits de cartes bancaires qu'elle n'avait pas effectués. Les gendarmes se sont aperçus que les retraits étaient effectués depuis Montpellier sur Internet. Le jeune pirate a finalement été identifié la semaine dernière. il avait récupéré un logiciel de déverrouillage des codes disponible sur la toile et l'avait bricolé ce qui lui permettait de reconstituer les codes complets des cartes bancaires et les liens avec leur date de validité. Il avait ainsi commandé des pizzas, des jeux électroniques, des ordinateurs, des ''playstations'', etc. AP 19.06.2000 Les autorités de Dubai ont arrêté un Européen accusé d'avoir saboté le réseau internet aux Emirats, paralysé par des pannes majeures au cours des deux dernières semaines, a annoncé mardi la compagnie nationale des télécommunications Etisalat. "Le ressortissant d'un pays européen est actuellement interrogé par la sécurité émiratie pour qu'il explique ses motifs et qu'il donne le nom de ses complices à l'étranger", a déclaré le directeur d'Etisalat, Ali Salem Al-Oeiss, lors d'une conférence de presse à Dubai. Il a refusé de révéler l'identité ou la nationalité du "saboteur", qui travaille pour le compte d'une compagnie d'informations technologiques à Dubai, un des sept membres de la fédération des Emirats Arabes Unis. "Etisalat a fait l'objet d'agressions au cours des deux dernières semaines de la part d'un groupe d'internautes criminels qui se sont infiltrés sur de nombreux sites et ont affecté nos services sur le réseau internet", a poursuivi le responsable émirati. Depuis le 5 juin, le réseau internet aux Emirats a été affecté par des pannes successives, faisant monter les pressions pour la fin du monopole de l'Etat sur les télécommunications.AFP 20.06.2000 La sûreté fédérale américaine (FBI) a annoncé l'ouverture d'une enquête avec l'apparition, et surtout la propagation, d'un nouveau virus qui risque d'engorger les systèmes informatiques. Ce virus, qui apparaît sous le nom "life-stages.txt.shs" avec une douzaine de déclinaisons, ne détruit pas les fichiers mais en se reproduisant provoque l'engorgement des serveurs et principalement des systèmes de courrier électronique, a indiqué le Centre fédéral d'information de protection des infrastructures (NIPC), dans un communiqué reçu mardi. Signalé par les éditeurs de logiciels antivirus il y a plusieurs jours, le virus a été progressivement reclassé dans l'échelle du risque à mesure que les rapports d'infection augmentaient. "Nous avons reçu 27 rapports impliquant plus de 1.700 ordinateurs, mais le nombre des rapports laisse penser que l'étendue est plus importante que ce qui a été notifié au CERT", a indiqué cet organisme dépendant de l'université Carneggie Mellon de Pittsburg. "Ce virus a le potentiel de créer des avalanches d'e-mails provoquant le ralentissement des réseaux et a la capacité d'installer des contenus accessoires sur les systèmes ce qui peut épuiser significativement la mémoire des systèmes", a indiqué Network Associates. Le virus se propage à travers les courriers électroniques, notamment par le système Microsoft Outlook.AFP 20.06.2000
Selon Pascal Lointier,vice président du CLUSIF, il y aurait des coincidences de dates troublantes entre le déclenchement des attaques sur Internet et la tenue de grands événements, comme le sommet du G8. Ainsi, I LOVE YOU a envahi les messageries quelques jours avant la réunion du G8 à Paris sur la cybercriminalité. Et l'attaque par saturation qui visait les serveurs de Yahoo! coincidait avec le vote du budget du FBI au congèrs américain.01 informatique 23.06.2000 Les 4 logiciels conçus par Thomson CSF pour réagir, contrer ou mettre en place des opérations de désinformation sont complémentaires. PERELMAN: aide à l'argumentation Objectif : aider à convaincre un auditoire avec une probabilité maximale. C'est le logiciel le plus avancé, selon ses concepteurs. « Pour argumenter et convaincre, précise Claude Michel, l'ingénieur qui pilote le projet chez Thomson CSF. Il faut raisonner dans le contexte de l'auditoire ; obtenir son adhésion sur les prémisses, puis transférer cet accord sur la conclusion qu'on veut lui faire admettre. ». SCHOPENBAUER : aide à la réfutation des arguments adverses Objectif : permettre aux entreprises de riposter très rapidement aux campagnes médiatiques de dénigrement. Pour l'armée, même principe : démentir la propagande adverse. L'art d'avoir toujours raison. ISOCRATE : aide à la détection de désinformation Objectif : déceler les incohérences dans les données, dans l'utilisation des pondérations et les pertinences affichées par l'adversaire. Construit et testé à partir de modèles historiques. Comme l'opération de désinformation des alliés pendant la guerre du Golfe, en 1991, pour faire croire que les troupes débarqueraient au Koweit par voie maritime. GEORGIAS : aide à la création de la déception (au sens militaire : confusion, tromperie ) Objectif :renverser les croyances de l'adversaire, cerise sur le gâteau dans l'arsenal des outils de manœuvre médiatique. Le ministère de la Défense s'en réserverait d'avance l'exclusivité.ZDNet 27.06.2000 La Maison blanche a demandé aux responsables des sites internet administratifs de ne plus utiliser de fichier de type cookie par souci de protection de la vie privée, a déclaré un porte-parole mardi. Un cookie est un petit fichier mouchard placé sur le disque dur de l'ordinateur d'un internaute lorsqu'il visite un site. Le débat sur l'usage controversé des cookies a été relancé la semaine dernière lorsque des défenseurs de la protection de la vie privée ont découvert que le Bureau national de contrôle des drogues (OFDCP) avait autorisé l'entreprise de publicité sur l'internet, Doubleclick, à placer des cookies sur son site. L'administration Clinton a envoyé une note à toutes les agences fédérales demandant un "compte-rendu complet" des cookies utilisés sur leurs sites et "la destruction de toute information collectée", a déclaré un porte-parole de la Maison blanche, Jake Siewert. Le parlementaire Billy Tauzin a envoyé une lettre à l'OFDCP et à la Commission fédérale sur le commerce "demandant des explications détaillées" sur l'utilisation des "cookies" et la politique des sites internet gouvernementaux sur les questions de protection de vie privée, a déclaré le porte-parole du Congrès, Ken Johnson. "Ce genre de recherches secrètes sur les déplacements des internautes rappelle Big Brother et nous allons faire pression sur le gouvernement pour être sûr qu'il pratique ce qu'il prêche", a ajouté Ken Johnson, précisant qu'une enquête du Congrès restait possible.AFP 27.06.2000
Une panne affecte les appels passés vers les Numéros Verts, Azur et Indigo (1) de France Télécom depuis le début de l'après-midi. Cette panne affecte le trafic, qui représente 300 000 appels par heure. D'abord totalement interrompu pendant deux heures, le trafic fonctionne actuellement par intermittence. L'origine de la panne a été identifiée. Elle est de nature logicielle. Les équipes de France Télécom, sont à pied d'œuvre pour rétablir le service au plus vite. France Telecom 27.06.2000 Ikenna Iffith, 29 ans, reconnaît devant un tribunal fédéral de Boston avoir pénétré les ordinateurs du gouvernement américain, dont ceux du département de la Défense et ceux de la NASA. Cet étudiant du College of Computer Science (université du Nord-Est des Etats-Unis) a plaidé coupable jeudi pour une série de cyber-attaques devant le juge Robert Keeton qui rendra sa décision le 25 octobre. Iffith risque entre six mois et 20 ans de prison, une amende pouvant aller jusqu'à 750.000 dollars et trois ans de mise en liberté surveillée. Ikenna Iffith a aussi reconnu avoir piraté le serveur de Zebra Marketing Online Services (ZMOS), une société spécialisée dans les services Web à d'autres entreprises. Les documents fournis à la Cour ont montré que la société avait perdu plus de 30.000 dollars lors d'une attaque en avril 1999 et qu'il lui avait fallu près de 42 heures pour reprendre le cours de ses activités. Les agents du FBI, qui mandatés par le tribunal, ont fini par repérer dans l'ordinateur personnel de l'étudiant les traces des piratages des ordinateurs de la Nasa, de l'Agency Logistics du département de la Défense et du système ZMOS. Reuters 30.06.2000

Si vous connaissez votre ennemi et si vous savez ce que vous valez, vous n'avez pas besoin de craindre vos prochaines batailles. Si vous savez ce que vous valez et rien sur votre ennemi, pour chaque victoire remportée, vous subirez une défaite. Si vous ne connaissez rien sur vous-même ni sur votre ennemi, vous succomberez à chaque bataille. Sun Tzu-The Art of War

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