chronique

ChroNicNet 32

La chronique du Net' orientée cyberterrorisme

"Le voleur moderne peut voler plus avec un ordinateur qu'avec un fusil. Le terroriste de demain peut causer plus de dégâts avec un clavier qu'avec une bombe"

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L'attaque d'un hacker a provoqué la fermeture d'un petit fournisseur d'accès internet (FAI) britannique, ravivant les craintes sur l'incapacité des entreprises à faire face à des attaques sur leurs réseaux informatiques, ont déclaré vendredi des experts. CloudNine Communications, un des plus anciens FAI britannique, est considéré comme la première entreprise internet à avoir dû fermer à cause d'un acte de piratage, ont déclaré des experts en informatique. Victime d'une vague de piratage qui a touché plusieurs entreprises internet britanniques la semaine dernière, le FAI a dû cesser ses activités et licencier ses huit salariés. Les entreprises ont été touchées par une attaque DDOS ou "Distributed Denial of Service", un outil favori des hackers qui a été utilisé en février 2000 contre eBay, Yahoo et ETrade. Selon des experts, des dizaines de milliers d'attaques DDOS surviennent chaque année. Ce chiffre est probablement encore plus important car les entreprises hésitent à rapporter les attaques, de peur que cela ne nuise à leurs activités, selon des responsables des forces de police. Le portail britannique de l'Italien Tiscali et le site d'hébergement britannique Donhostand figurent parmi les dernières victimes en date. Mais ils s'en sont mieux sortis que CloudNine contraint de vendre ses activités et ses 2.500 clients à son concurrent Zetnet. "Nous avons été obligés de fermer", a déclaré à Reuters Emeric Miszti, co-fondateur de CloudNine. "Le raisonnement a été qu'il nous aurait fallu déconnecter le réseau pendant beaucoup trop longtemps (pour faire les réparations). Nous sommes parvenus à la conclusion que nous ne pouvions pas continuer", a-t-il dit. Reuters 01.02.2002 Le site internet du forum économique mondial était totalement inaccessible vendredi en raison d'une surcharge de trafic, due selon le site internet Mutimedium à une attaque de pirates informatiques, mais les organisateurs du Forum se sont dit incapables de déterminer l'origine de la panne. Selon Mutimedium, la paralysie du site est le fruit de l'action de cybermanifestants disant faire de la "désobéissance civile électronique". Ces manifestants de l'internet ont conçu un ensemble de pages Web destiné à surcharger le serveur de requêtes, explique Mutimedium. "Nous n'avons aucun moyen de s'avoir s'il s'agit seulement d'un trafic très soutenu (sur le site) ou s'il s'agit de hackers (pirates informatiques)", a déclaré Charles McLean, directeur chargé de la communication du forum économique mondial. En 2001 déjà, des pirates informatiques s'étaient attaqué au site du forum. Ils avaient réussi à dérober des données confidentielles sur les personnalités présentes au Forum économique mondial à Davos (Suisse) et notamment les numéros de cartes de crédit. Les pirates avaient alors précisé au quotidien suisse SonntagsZeitung qu'ils n'avaient pas l'intention de faire chanter des multinationales ou des Etats, mais que la publication de ces données était un "bon sabotage" visant à "attaquer les puissants et le pouvoir". AFP 01.02.2002 La Chambre des représentants a voté un accroissement du budget fédéral en faveur de la sécurité informatique aux Etats-Unis, autorisant des dépenses à hauteur de 880 millions de dollars pour les cinq prochaines années, notamment en faveur de la recherche et des bourses de scolarité. Les nouveaux programmes pour la sécurité informatique s'élèveront à 105,7 millions pour l'année fiscale 2003 et augmenteront jusqu'à 229 millions de dollars en 2007. Ces sommes viendront s'ajouter aux 60 millions de dollars habituellement dépensés pour assurer la sécurité des réseaux. La Fondation nationale pour la science (National Science Foundation) et l'Institut national pour les normes et la technologie (National Institute for Standards and Technology) distribueront cet argent en finançant des allocations de recherche, des bourses d'étude et des stages en entreprise, ainsi qu'en attribuant des fonds pour améliorer les programmes universitaires dans la sécurité des réseaux. Depuis les attentats du 11 septembre à New York et Washington, l'inquiétude concernant la vulnérabilité des réseaux de télécommunication, de l'internet et d'autres réseaux informatiques vitaux a nettement augmenté. Le représentant républicain de New York Sherwood Boehlert, qui a soutenu le vote de cette loi, a estimé qu'elle constituait "un tournant fondamental dans l'approche (américaine) de la cybersécurité". Reuters 07.02.2002
Le site internet du Forum économique mondial, pris d'assaut par des attaquants non identifiés, était inaccessible vendredi pour la deuxième journée d'affilée, ont confirmé les organisateurs de la manifestation. "Ce que nous savons est qu'un trop grand nombre de visites sur notre site web entraîne sa fermeture," a déclaré un porte-parole. "En fait, ce sont des vandales; c'est malheureux parce que nous sommes dans un métier de dialogue et que le dialogue comprend la communication," a-t-il ajouté. Cette panne semble être une exemple de vandalisme informatique connu sous le nom de "déni de service". Cela consiste à submerger un site avec de fausses demandes, ce qui a pour effet de rendre inaccessible l'information aux usagers sérieux. L'an dernier, les pirates informatiques s'étaient introduits sur le site du Forum et avaient eu accès à une liste de 27.000 noms, qui contenait des données sur les cartes de crédit et le numéro de téléphone des participants. L'action avait été revendiquée par un groupe du nom de "clefs anglaises virtuelles. Reuters 02.02.2002 Une importante faille de sécurité a été découverte dans le protocole informatiqueSNMP (Simple Network Management Protocol) de gestion à distance des matériels de réseaux informatiques, annonce lecentre de coordination du CERT (Computer Emergency Response Team), un organisme américain reconnu de sécurité. La vulnérabilité, découverte dans SNMP par une équipe finlandaise, pourrait permettre à un pirate de mettre horsservice des réseaux, de causer des pannes de sites web, voire de prendre le contrôle d'infrastructures informatiques:routeurs, commutateurs, terminaux et serveurs, prévient le centre hébergé par l'université Carnegie Mellon. Cette faille peut affecter "tout ce qui peut être branché sur un réseau, les PC, les imprimantes, les télécopieurs", aprécisé Marty Lindner, du CERT. Désactiver le protocole SNMP ne constitue pas une solution car de nombreuses activités professionnelles reposent surcette technologie. Des correctifs sont en préparation ou déjà réalisés par la plupart des grandes sociétés informatiques, qui ont travaillésur le problème avec le CERT depuis environ six mois, notamment Microsoft, 3Com, Cisco Systems, Compaq Computer,Sun Microsystems et Hewlett-Packard. La faille de sécurité a été découverte par l'équipe de l'Oulu University Secure Programming Group, de l'universitéfinlandaise d'Oulu. Des informations supplémentaires sont disponibles à l'adresse http://www.cert.org/advisories/CA-2002-03.html.Reuters 12.02.2002 Le ministère de la justice américain souhaite renforcer la législation actuelle concernant la criminalité informatique. Le sujet a été évoqué mardi 12 février par le groupe de travail chargé, par la commission judiciaire de la Chambre des représentants, de réfléchir à cette catégorie de crimes. Au menu: l'examen du Cyber Security Enhancement Act (CSEA), projet de loi déposé le 20 septembre 2001 par Sherwood Boehlert, président de la Commission scientifique de la Chambre des représentants, et par le représentant de la Chambre Lamar Smith (républicain du Texas). «Il y a trop de tolérance pour les crimes informatiques» Son objet, selon ses partisans au Congrès et à la Maison Blanche? Clarifier certaines parties du USA Patriot Act, loi passée fin octobre 2001 pour renforcer la sécurité suite aux attentats du 11 septembre. Il s'agit primo de permettre aux autorités américaines de durcir les peines pour des crimes tels que le piratage et la fraude informatique. Ensuite, de donner des lignes directrices aidant à mieux définir les peines. Ainsi, le projet stipule qu'il faudra déterminer si le délit «a été commis à des fins commerciales ou d'enrichissement personnel», ou s'il «a été commis via un ordinateur dont le gouvernement se sert pour traiter des questions ayant trait à la défense et la sécurité nationale, ou à l'application de la justice». John G. Malcolm, assistant adjoint du ministre de la Justice (l'Attorney General John Ashcroft), a indiqué que son ministère «plaide fortement» en faveur de l'adoption du projet de loi, et de règles plus strictes. Et ce pour que soit poursuivis les hackers qui ont blessé, ne serait-ce qu'involontairement, des personnes, ou causé leur mort. Actuellement, la loi permet de poursuivre quelqu'un uniquement si les atteintes aux personnes ont été faites volontairement. Du côté des entreprises, l'avocate de Microsoft, Susan Kelley Koeppen, est montée au créneau pour soutenir ce projet de loi, estimant que les crimes informatiques ne sont pas punis assez sévèrement. «Ces attaques sont des armes destinés à générer le chaos», clame-t-elle, prenant l'exemple des virus-vers Iloveyou et Code Red. «La société dans laquelle nous vivons réprimande les cambriolages, mais est étrangement plus tolérante avec les intrusions dans des systèmes informatiques». Me Kelley Koeppen est une ancienne juriste qui a travaillé, précisément, au sein d'une cellule de lutte contre le crime informatique du ministère de la Justice. L'éthique des FAI au coeur des débats C'est surtout la section 102 du projet de loi qui a nourri les débats: elle dit que les fournisseurs de services et d'accès internet (ISP) doivent donner des informations au gouvernement sur leurs abonnés dans des «situations d'urgence». Alan Davidson, directeur associé du Centre pour la démocratie et la technologie, un groupe de pression de Washington, a été l'un des plus ardents critiques du USA Patriot Act. Il estime que la provision 102 est trop floue, et qu'elle «supprime un grand nombre de protections des libertés individuelles accordées actuellement». Et d'ajouter qu'«elle constitue une menace pour la liberté de communication». Il estime que les fournisseurs de services seraient confrontés à un dilemme, à savoir: «fournir des données sur les communications personnelles de leurs abonnés sans ordre de la cour, ou ne pas répondre à une requête du gouvernement». Pour lui, les petits prestataires n'ont pas les ressources juridiques leur permettant de savoir si une demande concerne vraiment un cas de vie ou de mort. En face, Clint N. Smith a indiqué que l'ISPA (Internet Service Providers Association) des États-Unis, qu'il préside, est en faveur du projet de loi. «Les fournisseurs de services et autorités policières forment un duo crucial dans la lutte contre la criminalité informatique». L'ISPA compte les plus grands ISP parmi ses membres, dont AOL, Earthlink, Ebay et Verizon Online. L'USA Patriot Act, une loi manquant de précisions Malgré leur différends, les parties s'accordent pourtant sur le fait que le projet de loi règlerait les ambiguïtés notées dans le USA Patriot Act. Ce dernier laisse en effet les FAI déterminer dans quels cas une situation présente une menace "immédiate", et si les demandes des autorités sont "sensées". Le projet de loi «permet aux FAI de réagir en toute bonne foi», et leur enlève le poids apporté par cette clause ambiguë. Enfin, il les «encourage à signaler rapidement les menaces de mort ou blessures qu'ils ont entendues aux autorités», ajoute Smith. Reste que l'USA Patriot Act contient «nombre de points obscurs», selon Davidson, qui a invité le Congrès à les éclaircir. Un Congrès qui a fort à faire sur le sujet, puisqu'un autre projet de loi concernant les FAI vient de lui être soumis mardi 12 février. Le Online Liability Standardization Act vise à formaliser la non responsabilité juridique des fournisseurs de services lorsque leurs réseaux sont utilisés par leurs abonnés pour commettre des délits.ZDNet 14.02.2002
Baptisé "JS/Exploit-Messenger" ou plus simplement "JS_Menger", un virus-ver pour systèmes Windows appâte ses victimes via un simple message texte en anglais, qui conseille de se rendre sur un site internet, explique l'alerte de F-Secure. L'énoncé du message est du type: "URGENT URGENT - Go to http://xxx.xxxxxxxx.xxx/xxxX/mel Now» ou «ATTeNT!oN - Go to: http:// xxx.xxxxxxxxx.xxx/xxxxx_Xxx/teztx1.htm Now". Il s'agit en fait d'un piège, vu que le message lui parvient via MSN Messenger en provenance d'une de ses connaissances. Appâté, le curieux clique sur le lien hypertexte et accède, en fait, à une page web où est stocké le virus rédigé en Javascript. Pendant que le navigateur affiche la page avec un message d'attente en plein écran, "Please wait ...", le virus se faufile dans son système. JS_Menger exploite pour cela une ancienne faille de sécurité d'Internet Explorer, pour laquelle il existe déjà un patch cumulatif depuis le 11février dernier (sorte de super-rustine corrigeant toutes les failles déjà découvertes dans IE, plus sixnouvelles). JS_Menger recueille alors la liste d'amis présente dans MSN Messenger, et renvoie le message tel un appât à tous les contacts y figurant. Fort heureusement, il ne fait rien d'autre au système, mais révèle donc la nécessité d'installer au plus vite ce patch. Il est vrai que cette faille pourrait être exploitée de manière beaucoup plus pernicieuse.ZDNet 15.02.2002 Un dispositif de sécurité ajouté par Microsoft à sa nouvelle plate- forme technologique.NET ouvre en réalité la voie aux attaques des pirates, affirme un expert en sécurité. Cette révélation survient alors que le géant du logiciel met davantage l'accent sur la sécurité dans l'espoir de rendreplus sûre l'utilisation de ses nouveaux services promettant l'accès à n'importe quel logiciel sur internet à partir den'importe quel appareil. Microsoft a longtemps été critiqué pour le manque de sécurisation de ses produits, laissant les millions d'utilisateursde Windows se débattre avec les virus et autres problèmes de sécurité. Cette nouvelle faille a été découverte dans la dernière version de Visual C++, un des outils de développement de laplate-forme Visual Studio. Celle-ci permet aux développeurs de créer des applications dans la cadre de la technologie.NET. La faille pourrait affecter n'importe quel type de programme écrit avec cette plate-forme, selon Gary McGraw,responsable de la technologie chez Cigital, cabinet spécialisé dans la sécurité des logiciels. Selon Microsoft, le dispositif devait permettre aux développeurs de concevoir des logiciels plus sûrs avec VisualStudio, présenté mercredi en grande pompe par le géant du logiciel. "Ce dispositif a été conçu et intégré de manière incorrecte. Au lieu de protéger, il ne fait rien", a affirmé McGraw. Ce bug engendre une faille dans la sécurité qui pourrait permettre à un pirate de prendre le contrôle de l'ordinateur,a-t-il ajouté. Personne chez Microsoft n'était disponible jeudi pour commenter ces informations. McGraw a affirmé avoir discutéavec plusieurs représentants du groupe qui auraient admis cette faille. Microsoft pourrait réparer ce bug dans la prochaine version de sa série d'outils et, dans l'intervalle, pourraitconseiller aux développeurs de ne pas utiliser ce dispositif pour écrire leurs logiciels, a-t-il suggéré.Reuters 15.02.2002
Les sensibilités morales et légalistes entre pays d'Amérique du Nord et États européens vont être à nouveau mises à l'épreuve en matière de lutte contre le crime informatique. Dans le cadre du traité de lutte contre la cybercriminalité, le Conseil de l'Europe (CdE), assemblée consultative qui réunit une quarantaine de nations, vient en effet de rendre public un «avant-projet de protocole additionnel» au traité «sur l'incrimination des actes racistes ou xénophobes via les réseaux informatiques». C'est la première fois que ce protocole est offert au débat public (datée du 14février - version PDF en français), alors que sa rédaction en est pourtant déjà à sa troisième version. La décision de le mettre à disposition de tous, via le site internet du Conseil, a été prise la semaine dernière lors d'une réunion du «comité d'experts» (le PC-RX) nommé sur la question, par le Comité européen pour les problèmes criminels duCdE. Consensus difficile Le sujet est sensible, surtout sur l'appréciation de ce type de crime ou de délit dans chaque législation nationale. Les États de tradition anglo-saxone et certains pays d'Europe du Nord mettent en effet la liberté d'expression hors d'atteinte de toute incitation à la haine raciale, au point de ne pas condamner le révisionnisme et la négation des crimes racistes. En plus des représentants de ces 41 pays membres du Vieux Continent, le CdE a fait appel à quatre pays observateurs pour rédiger la convention cybercrime (Canada, Japon, Afrique du Sud et États-Unis). Le PC-RX est composé d'un membre désigné par chacun de ces gouvernements, pays observateurs compris. Le protocole additionnel propose, pour le moment, une rédaction très diplomatique mais qui ne manque pas déjà d'alimenter la polémique. Par «matériel raciste ou xénophobe» le PC-RX propose comme définition (article2) «tout matériel écrit, toute image ou toute autre représentation d'idées ou de théories qui préconise et encourage des actes de violence, de haine ou de discrimination contre une personne ou un groupe de personnes, en raison de la race, la couleur, la religion, l'ascendance, la nationalité, l'origine nationale ou ethnique, ou qui incite ou est susceptible d'inciter à de tels actes.» Les notes de bas de page sont là pour rappeler que le consensus sera difficile à atteindre. Comme celle-ci qui prévient: «Une délégation a exprimé certains doutes quant aux termes "préconise et encourage", par rapport à la "discrimination"». D'autres sensibilités pourront aussi butter sur la notion "susceptible d'inciter à de tels actes" (non présente dans la version2) qui repose sur une présomption difficile à harmoniser entre 45législations... Par «groupe raciste ou xénophobe», le protocole entend «une organisation structurée, établie pour une période déterminée, d'au moins deux personnes agissant de concert pour commettre des infractions définies dans ce Protocole». Ensuite, les États signataires devront s'engager (ce que les États-Unis et le Canada se sont toujours refusé à faire, par exemple) à voter des lois condamnant la simple propagande raciste ou négationniste. L'article3 engage les signataires à adopter «les mesures législatives et autres qui se révèlent nécessaires pour ériger en infractions pénales, dans son droit interne, lorsqu'ils sont commis intentionnellement et sans droit les comportements suivants»: «offrir ou mettre à disposition publiquement», «diffuser publiquement» ou «produire (...) afin de le diffuser publiquement (...) du matériel raciste ou xénophobe à travers un système informatique». La transparence du Conseil a été encouragée par les ONG Deux nouveaux «comportements» à sanctionner apparaissent dans cette version3 du projet. Primo, «menacer à travers un système informatique par la commission d'une infraction pénale sérieuse (i) une personne en raison de son appartenance à un groupe qui se caractérise par la race, la couleur, la religion, l'ascendance, la nationalité, l'origine nationale ou ethnique ou (ii) un groupe en raison d'une de ces caractéristiques». Secundo, «diriger, soutenir ou participer à des activités un groupe raciste ou xénophobe avec l'intention de permettre (...) de commettre les infractions définies par ce Protocole». Le terme «avec l'intention de» étant pour l'instant loin d'obtenir un consensus, «certaines délégations ont exprimé le souhait d'effacer cette disposition» précise une note. D'autres vives discussions sont encore en cours sur l'article5 («tentative, aide ou complicité»), et l'article 6 intitulé «négation ou apologie des crimes de nature raciste or xénophobe» est encore «en cours de préparation». Henrik Kaspersen, président du comité d'experts PC-RX, s'avance sur les grandes lignes de ce protocole dans un communiqué officiel. Cette démarche de transparence du comité PC-RX n'est pas étrangère à la demande faite conjointement en ce sens par 32 organisations non gouvernementales (ONG)d'une quinzaine de pays, dont l'association française Iris, le 6 février 2002 dans une lettre au secrétaire général du Conseil de l'Europe. Iris avait elle-même rendu publique la version 2 du protocole le 10février. «La publication de cette version 2 par Iris a été diversement appréciée au sein du comité PC-RX», précise la présidente de l'association Meryem Marzouki dans un communiqué, «et a suscité des réactions durant la deuxième réunion de ce comité» organisée du 11 au 13février à Strasbourg. «Notons toutefois que cette version avait publiquement circulé, notamment au cours d'une réunion organisée par des industriels aux États-Unis. Nous considérons que les ONG et le grand public devaient également en être informés.» Kaspersen précise que ce document «devrait être finalisé avant l'été». Toutefois le mandat du PC-RX prend fin le 30avril2002. ZDNet 21.02.2002 La CIA a investi dans un éditeur de logiciels qui propose aux entreprises de les aider à gérer leur données en passant au crible leurs documents ainsi que le réseau internet de façon plus intelligente. Stratify, créée aux Etats-Unis par des experts en technologie d'origine indienne, explique que son logiciel permet de dénicher les documents recherchés en construisant un profil de l'utilisateur. Le logiciel pourrait notamment permettre aux espions de la CIA de rechercher des informations essentielles. In-Q-Tel, la division de capital-risque de la CIA, Intel Capital, la filiale d'investissement de Intel Corp, et Mobius Venture Capital, la division américaine de Softbank Corp, font partie des entreprises de premier plan qui ont investi 36 millions de dollars dans Stratify, qui a un centre de développement à Bangalore. Le logiciel, dont une première version a été lancée en septembre dernier, interprète une demande de recherche en prenant en compte le contexte fourni par les habitudes de l'utilisateur, et pas uniquement le mot-clé employé. "Graduellement, le logiciel met en place une hiérarchie personnelle," a expliqué récemment à Reuters le directeur général de Stratify, Nimish Mehta. Par exemple, le mot "bordeaux" désigne une couleur pour un créateur de mode mais pour un chef cuisinier c'est un vin. Le logiciel peut intégrer ces usages et rechercher uniquement les documents susceptibles de répondre aux attentes de l'utilisateur, a précisé Nimish Mehta. "Nous aidons les grandes entreprises à gérer des données non structurées" a-t-elle déclaré, en se référant aux documents et aux e-mails enregistrés dans les ordinateurs mais non organisés en fonction des besoins des utilisateurs. Nimish Mehta a ajouté que l'entreprise britannique Autonomy Corp avait mis au point une technologie similaire mais que le champ de Stratify était plus large parce que son logiciel pouvait parcourir les fichiers de n'importe quel programme, indépendamment du système d'exploitation. Le logiciel de Stratify peut ainsi éplucher n'importe quel fichier, quelle que soit sa nature ou l'endroit où il est sauvegardé. "Nous voulons devenir l'Oracle des données non structurées", a déclaré Nimish Mehta qui travaillait auparavant pour Oracle, deuxième éditeur mondial de logiciels et pionnier des logiciels visant à prendre en compte les comportements de recherche. (publicité)Reuters 25.02.2002 Un programmeur a été condamné mardi aux Etats-Unis à trois ans de prison pour avoir saboté les ordinateurs de l'entreprise qui venait de le licencier, provoquant plus de dix millions de dollars de dégâts. Le procès de Timothy Lloyd, ancien informaticien en chef d'Omega Engineering Corp, a donné lieu à l'une des premières applications d'une loi fédérale américaine sur les fraudes et activités connexes en relation avec un ordinateur, adoptée en 1994. L'ingénieur, qui a annoncé son intention de faire appel de la décision, a également été condamné à payer deux millions de dommages et intérêts à son ancien employeur. Licencié après onze ans de service, Lloyd aurait concocté une "bombe à retardement" informatique qui avait détruit la majeure partie des logiciels d'Omega. Le programme destructeur s'était déclenché en juillet 1996, au hasard d'une connexion sur le réseau informatique interne. Omega a estimé avoir subi dix millions de dollars de manque à gagner à la suite de ce sabotage, qui avait effacé "le centre nerveux de la société", à savoir les instructions envoyées aux machines pour qu'elles fabriquent des instruments de mesure et de contrôle. Lloyd avait été condamné en première instance en mai 2000. La décision avait été cassée en appel puis confirmée. Peu de temps après les faits, la police avait retrouvé dans son garage un disque dur contenant le code informatique d'un virus, ce qui ne prouve rien selon l'avocat de Lloyd. Le problème pourrait avoir été provoqué par "une panne informatique et même s'il y avait une bombe à retardement, rien ne prouve qu'elle avait été mise au point par (Lloyd)", a déclaré le défenseur mardi. Reuters 27.02.2002
Des élus américains de la Chambre des Représentants ont présenté un projet de loi visant à alourdir les peines infligées pour les délits informatiques. Le projet, voté à l'unanimité par la sous-commission judiciaire de la Chambre, prévoit également que les fournisseurs d'accès internet pourront signaler plus facilement aux autorités des comportements suspects. Dans la législation actuelle, les peines sont basées sur les dommages économiques causés par les infractions, et ne débouchent que rarement sur des peines de prison ferme, ont expliqué des représentants des pouvoirs publics aux élus il y a deux semaines. Le projet de loi demande donc à la justice de prendre en compte l'intention du suspect, ou l'importance des cibles visées (par exemple, s'il s'agit d'ordinateurs utilisés par des agences gouvernementales). Dans ce contexte, les hackers qui mettent des vies humaines en danger s'exposeraient à des peines allant jusqu'à la prison à vie. Le projet prévoit par ailleurs que les fournisseurs d'accès pourront signaler d'éventuels comportements suspects de la part de leurs clients. La loi actuelle ne les y autorise qu'en cas de menace directe pour la santé ou la vie d'une personne. Le projet devrait être examiné par la commission judiciaire de la Chambre des Représentants dans son ensemble d'ici deux semaines. Reuters 27.02.2002

Si vous connaissez votre ennemi et si vous savez ce que vous valez, vous n'avez pas besoin de craindre vos prochaines batailles. Si vous savez ce que vous valez et rien sur votre ennemi, pour chaque victoire remportée, vous subirez une défaite. Si vous ne connaissez rien sur vous-même ni sur votre ennemi, vous succomberez à chaque bataille. Sun Tzu-The Art of War

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